Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Loire & biodiversité

Loire & biodiversité

Pour vous, nous illustrons ici l'exceptionnelle biodiversité que l'on peut rencontrer près de la Loire à Mardié, et plus largement dans le Val de Loire du Loiret ; biodiversité remarquable... mais hélas menacée par un absurde projet de déviation routière datant du siècle dernier, avec franchissements du grand fleuve. Notre association MARDIEVAL s'y oppose durablement (voir notre site http://le-castor-enerve.fr/). Nous avons entrepris de valoriser ces richesses naturelles, et nous refusons qu'elles soient inutilement détruites !

Publié le par Jim
Publié dans : #Portrait

 

140328 (57)se vr

Le Geai des chênes  (Garullus glandarius), nicheur familier de nos bois de feuillus, est assez peu visible en forêt, posé sur une branche ou circulant dans les frondaisons. Ce sont alors ses cris rauques ou ses gloussements de parade, facilement reconnaissables en période prénuptiale et quand il est en bande, qui marquent bruyamment sa présence fréquente.

 

Son vol rapide et tendu permet de dévoiler entièrement ses jolies couvertures alaires bleues striées de noir et de blanc, comme on le voit bien sur ce dessin d'Alban Larousse. Si vous êtes attentifs, vous ramasserez au sol ces petites plumes chatoyantes.

Geai des chenes vol - Alban Larousse

Le plumage coloré du Geai mérite le coup d'œil : il faut alors le guetter quand il vient au sol, en particulier pour s'alimenter.

140328 (60)se ar

Le Geai est littéralement un "glandeur" : 50% de son alimentation est constituée de glands. Ramassés sous les chênes, ils sont consommés sur place... ou transportés et mis en réserve dans des cachettes où ils sont parfois oubliés. Ainsi les Geais participent-ils amplement à la dissémination des Chênes - et aussi des Hêtres via leurs faines -.

 

Mais, à l'instar des autres Corvidés, il est omnivore. On peut en voir un ici nous voler nos cerises (à droite) ou un autre s'inviter dans un Sureau pour se gaver de ses baies (à gauche). Il ne se refuse pas non plus des petits mammifères, des œufs de passereaux, voire même des oisillons.

060812 (42) montage geai

Deux jeunes Geais sont ici nourris au sol : l'adulte est le plus petit, d'autant que les jeunes déploient leurs crêtes volumineuses.

 

120405 (39)ar

 

Plus de détails sur oiseaux.net

Voir les commentaires

Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

140323 (24)se ar

23/03/2014 - 8h 40 - Quand même, je vous dois les bonnes nouvelles qui se succèdent sur notre aire : le mâle présent ce matin avec Sylva est bien Titom, vérification faite par lecture de sa bague.

Nous retrouvons donc le couple qui avait occupé la plateforme tout au long de la saison 2013, même si le défaut de maturité sexuelle avait fait échouer la tentative de reproduction. Le nid avait été fortement rechargé avant le départ en migration.

Cette stabilité est ce que nous pouvions espérer de mieux... a condition que le mâle ait fait des progrès sérieux en matière d'accouplements !

 

140323 (79)se r

9h 10 - Et c'est la seconde bonne nouvelle du jour : Titom passe à l'exercice, et, ma foi... il semble bien que, pour le coup, il mérite une bonne note.

 

Bref, tous les espoirs nous sont permis !

 

A SUIVRE... dans la Balbu-lettre

Voir les commentaires

Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

140322 (1)a

22/03/2004 - 8 heures - Venant du grand bois, un gros oiseau se dirige vers la Loire, accompagné d'une bruyante cohorte de Corneilles et d'autres piailleurs plus petits. Mais c'est lui, le premier Balbu de 2014, "notre" Balbuzard peut-on déjà imaginer...

Sortie rapide pour enregistrer la première vue. Un petit vent glacial qui rafraîchit immédiatement vos ardeurs ! Notre Balbu, débarrassé de ses poursuivants, passe et repasse en scrutant la Loire, plonge un peu en aval, mais ne se montre plus.

 

Le temps de ramasser les équipements, on court au P0 :

140322 (31)se r

la silhouette familière est bien là, posée sur l'aire. Le Balbuzard scrute les alentours à 360°, et surtout regarde beaucoup vers le ciel...

140322 (8)se ar

Au vent froid a succédé la pluie, difficile de faire grand-chose sans tremper le matériel : repli stratégique !

 

Fin de matinée : notre ami (ou amie ?) remonte de la Loire vers la plateforme, bien chargé cette fois. Et une éclaircie encourage à rejoindre le point d'observation.

140322 (34)se ar

Le Balbuzard n'est pas occupé à dépecer le poisson, mais on voit qu'il le tient bloqué sous une de ses serres. Et il passe son temps à scruter le ciel.

Les circonstances sont bonnes pour l'observer de plus près.

140322 (70)se ar

Et... Ma foi, grâce à plusieurs caractéristiques du plumage, il doit bien s'agir... de la femelle de 2013, Sylva. Reste à vérifier si elle a bien les "pieds blancs" !

 

Retour l'après-midi, le ciel paraît complètement dégagé.

140322 (86)se r

Notre invitée disparaît longuement... suffisamment longuement pour que revienne la pluie... et même la grêle : une invraisemblable giboulée !

140322 (33)ar

 

Et suffisamment longuement pour que revienne le soleil... Sans doute sera-t-elle partie en Forêt d'Orléans chercher son amoureux... ou un autre fiancé, qui sait ?

 

Soudain, le retour... mais voilà  que se déroule une scène inattendue...

140322 (95)se a montage

Il y a bien de la compagnie, et même, en prime, un passage de poisson : c'est du lourd. Sauf qu'on ne sait pas encore, à supposer que ce soit Sylva de retour, si elle a retrouvé Titom, ou si elle a "pécho" un autre mâle...

 

Au bout d'un moment, retour d'un seul Balbu : pieds blancs, cela se confirme donc, même si...

140322 (109)se ar

 

Voilà, premier épisode de la "Saga Balbulat 2014"...

 

Attention, la suite détaillée sera diffusée sous forme de "Balbu-lettres" détaillées et illustrées : Cela nécessite d'y être inscrits. Si vous ne faites pas encore partie des 140 abonnés, il est urgent de le faire en inscrivant votre e.mail dans l'emplacement prévu à cet effet dans la colonne de droite.

 

A SUIVRE... dans la Balbu-lettre

Voir les commentaires

Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

140316 (54)ex2r

20/03/2014 - C'est sur un ciel sans nuages que s'ouvre la "belle saison", celle du renouveau de la nature, celle des fleurs, celle des naissances... Toute une promesse !

 

Les rougeoiements du soleil levant feraient passer ce Héron cendré pour un plus rare Héron pourpré.

140316 (64)a

140319 (13) hr

Pourpré comme le grand Peuplier noir mâle qui nous sort pendant quelques jours sa grande parure florale : les chatons d'un rouge foncé spectaculaire délivrent déjà leur pollen jaune.

 

140319 (40)ex2

Mais le ciel bleu éclatant prend le dessus, et le soleil fait des étincelles dans les fleurs d'Aubépine en pleine "explosion".

 

Fleurs sauvages ou fleurs horticoles, comme cette Héllébore : après l'hiver, nos premières émotions, nos premières admirations sur la diversité et la beauté des espèces quinous sont offertes. Mais nous y reviendrons bientôt, et souvent...

 

140320 (27)a

 

Pendant ces beaux jours, la nuit elle-même, illuminée par la lune et décorée par l'immense voute étoilée, laisse voir la beauté de la Loire et la silhouette des grands arbres.

140320 (17) r

Voir les commentaires

Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

18/03/2014 - Dans notre article précédent, nous faisions état de la difficulté à repérer notre hulotte dans les branchages du grand Epicéa. L'un ou l'autre de nos amis ornithologues a peut-être souri, voire ricané dans son for intérieur... Alors voici une illustration de ces propos, datant d'hier : notre oiseau - qui change tous les jours de perchoir, mais dans le même secteur - était tourné vers l'est, et presque entièrement "visible" (avec des jumelles ou dans la lunette) depuis le pied du nichoir N°2.

140317 (31)ex2 rJPG

Voilà la photo des deux tiers supérieurs du cônifère. Alors ?

Bon, d'accord, la photo est réduite. Cherchez bien vers le bas et à gauche.

 

Rapprochons nous, et cherchons au centre de la partie claire, à droite de l'acacia :

140317 (31)ex2 b

Vu ?

Voilà où dort M. Hulot ce jour là, à peine dérangé par nos mouvements : l'œil visible ne s'est entrouvert que d'un millimètre !

140317 (28)ex2 br

 

Et pour terminer, voici la position de la lunette calée sur l'oiseau et prête pour une digiscopie : de quoi attraper un bon torticolis !

140317 (23)ex2 a

Voir les commentaires

Publié le par Jim
Publié dans : #Actualité

140315 (50)ex2 r

Depuis trois ans, nous avons rendez-vous  au début du printemps avec une petite famille de Chouette hulotte ( Strix aluco).

 

Nous retrouvons M. Hulot qui dort en plein jour à l'ombre des branches, à mi-hauteur du grand Epicea.

140315 (8)r

Ne croyez pas que vous l'auriez vu en passant devant l'arbre : il nous a fallu scruter les frondaisons pendant de longues minutes avant de le deviner en contre-jour, et un bon quart d'heure pour trouver dans l'axe optique de la lunette un passage à peu près dégagé pour prendre ces photos en digiscopie. Leur clarté est permise par les réglages et corrections optiques et informatiques.

 

Le mâle "dort éveillé" à proximité du nichoir où a eu lieu la reproduction en 2013. Même en faisant du bruit, difficile de lue faire bouger, ne serait-ce que de quelques centimètres !

140315 (58)ex2 r

 

Au pied de ce nichoir, une pelote de rejection : A vous de reconstituer le menu du rapace nocturne dans cette boule de poils et d'os...

140315 (13)r

 

En bas du nichoir N°3, la trappe poussée d'où déborde de la sciure : et si une autre nichée y était établie ?

140315 (59)ex2 r

 

Vous souhaitez avoir une idée de ce qui se passe dans un nichoir de Chouette hulotte ?

Rendez-vous sur ce site :

http://www.looduskalender.ee/en/node/19474

film interieur hulotte

où vous trouverez des vidéos et des photos de la femelle entrant et sortant du nichoir, ou y couvant ses... deux œufs !

Voir les commentaires

Publié le par Jim
Publié dans : #Portrait

120324 (58)a m

Avec les premières journées chaudes, succédant au Perce-neige, voici une charmante fleur frêle et virginale dont les clochettes s'ouvrent au soleil, lorsque ses rayons traversent les bois encore dépourvus de feuillages.

L'Anémone sylvie ou Anémone des bois  (Anemone nemorosa) est une plante herbacée vivace de la famille des renonculacées.

 

110318 (26)sa r

Dans les sous-bois frais de feuillus, la plante qui se développe par rhizomes peut constituer de magnifiques tapis,  parfois très denses.

anemone sylvie-Fl pa Py

120325 (41)aa

Les fleurs, qui se referment pour protéger leur pollen de l'humidité, se rouvrent au soleil et s'orientent en permanence vers sa lumière. Ainsi, elles seraient bien repérées par les insectes pollinisateurs. 

 

Plusieurs différentes espèces d'Anémones sauvages plus robustes se retrouvent dans d'autres milieux, notamment en montagne. Avec pour certaines d'entre elles, les pulsatilles, de très belles couleurs violettes.

 

Mais ce sont sans doute les variétés horticoles qui nous sont plus familières. Blanches ou colorées, simples ou doubles, elles se renouvellent sur de longues périodes, et leurs plants sont généreux lorsqu'ils sont dans des terres adaptées.

130412 (1)h

 

Plus de détails sur Wikipedia.

 

(La photo de sous-bois est empruntée au site "Fleurs et paysages des Pyrénées")

Voir les commentaires

Publié le par Jim
Publié dans : #Espèces et territoires

120427 (1) mont

Si l'on parle des nids des oiseaux (de chez nous), on doit commencer par celui de la Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) dont oiseaux.net dit qu'elle "se range parmi les meilleurs bâtisseurs au royaume des oiseaux, et en dépit du fait qu'elle constitue un des plus petits oiseaux par la taille". "Les parois du nid ont une épaisseur de 1,5 à 2,5 cm et son tissées presque exclusivement de mousse et de lichen, avec une plus petite quantité de fibres végétales. La surface en est parfaitement masquée par des bribes d'écorce, des toiles d'araignée et des cocons d'insectes, si bien qu'ainsi camouflé, le nid passe complètement inaperçu (...)."

(Le nid présenté, trouvé au sol, n'est pas en situation réelle)

 

En cela, la Mésange à longue queue est différente des autres Mésanges qui nidifient, elles dans des cavités.

120512 (177)ar mont

Ainsi, cette Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) qui a choisi un trou dans le mur d'une vieille maison paysanne. Mais qui aurait pu aussi s'installer dans un trou d'arbre, un nichoir... ou une boite aux lettres à fente ouverte.

 

Il faut rappeler en tout état de cause qu'un nid n'est pas un logement permanent, mais uniquement le lieu d'une reproduction. D'où un certain nombre de critères qui sont liés à cette conjoncture... et qui sont plus ou moins privilégiés suivant les espèces : confort intérieur, abri des intempéries, dissimulation et/ou accès protégeant d'éventuels prédateurs etc.

 

Question abri des intempéries, l'intérieur d'une grange est à peu près ce qui se fait de mieux.

080517(74)a mont

On peut compléter avec du confort, surtout quand la construction du nid n'a pas demandé un gros effort : c'est un ancien nid d'Hirondelle rustique qui a servi de base à l'installation. Le minuscule Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) qui le squatte depuis des années n'a aucun mal à se glisser dans une fente en haut de la porte pour accéder au local.

Reste à espérer que le chat de la maison ne sera pas là le jour où les douze petits sortiront du nid pour commencer l'apprentissage du vol...

 

Dans les bois, les loges de Pics sont très recherchées. Ce sont les Pics noirs, les plus puissants du bec, qui les creusent chaque année en hauteur dans des arbres sains ou malades. Délaissées, elles servent de nichoirs à d'autres espèces.

120514 (96)se mont

Et d'abord d'autres Pics, comme ici un Pic épeiche (Dendrocopos major)... a qui succèdera peut-être, plus tard dans la même saison, une Sittelle torchepot ou un Etourneau sansonnet.

Ces loges sont protectrices, à défaut d'être confortables pour des oiseaux assez volumineux comme la Chouette hulotte, qui doivent faire preuve de talents d'acrobates lorsqu'il s'agit d'alimenter leurs petits.

 

Les rapaces, avec leur grande envergure, peuvent rencontrer des difficultés à pénétrer dans les frondaisons pour y aménager une aire de grandes dimensions. Mais ils ont des bons moyens pour se défendre des prédateurs aériens.

100802 (15)sr mont

Le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) choisit donc des positions dominantes, lesquelles lui permettent aussi de surveiller d'éventuelles approches malveillantes. Des cimes de Pins maritimes, éventuellement brisées par une tempête, peuvent faire l'affaire. L'aire est construite par apport de branchages, et renforcée chaque année, un peu comme un nid de Cigogne. Des apports de mottes d'herbe et de mousses permettent de garnir la "coupe" du nid.

Mais rien n'est parfait : l'exposition au soleil, à la pluie ou au vent peut s'avérer redoutable pour les poussins, même protégés par la femelle. Et les tempêtes peuvent ruiner les moins solides des aires.

 

Les espèces inféodées à l'eau ont tendance à en rester proches, mais elles y courent d'autres risques.

111115 (5)se mont

Ce nid de Poule d'eau (Gallinula chloropus) est très habilement tressé à 1,50m du sol, en accroche de branches d'un Saule situé à quelques dizaines de mètres du bord "ordinaire" de la Loire. Il restera à l'abri des crues normales du printemps, mais pas forcément aux crues plus sévères.

L'autre possibilité pour cet oiseau est le nid flottant, nous y reviendrons : le risque en cas de crue est alors de partir à la dérive, ce qui n'est pas forcément mieux.

 

Certains des oiseaux du fleuve se contentent de former leur nid en creux dans les sables ou les graviers des îlots.

110616 (34) montage poussins de Sternes a

La Sterne naine (Sternula albifrons) a heureusement des oeufs et des poussins dont les couleurs et les taches se confondent avec celles de leur environnement pour égarer d'éventuels prédateurs. Mais ils sont extrêmement vulnérables aux crues, ainsi qu'aux piétinements que les kayakistes peuvent effectuer sans avoir conscience de la fragilité des reproductions. Après plusieurs années de "malchance" météorologique, la présence de ces oiseaux emblématiques de la Loire est très menacée.

 

Nous voyons déjà, à partir de ces sept exemples, qu'une grande variété de solutions sont mises en oeuvre par nos oiseaux pour abriter cet acte fondamental de la vie animale qu'est la reproduction. Nous continuerons bientôt à vous en présenter d'autres, toujours prises dans notre environnement familier.

 

A suivre...

Voir les commentaires

 

Articles récents

Hébergé par Overblog